Rencontre avec Cecilia, la styliste suédoise amoureuse de la Tour Eiffel

AGNÈS B, ALEXANDER MCQUEEN ou encore ZADIG&VOLTAIRE, nombreuses sont les marques à avoir choisi de s’installer à Paris. Ancienne mannequin et actuellement directrice artistique de Zadig&Voltaire,  Cecilia Bonstrom l’affirme : « Paris est toujours la capitale de la mode ».

Cecilia Bönström – Artistic Director at Zadig & Voltaire

Paris a toujours eu cette image de capitale de la mode, mais on le voit aujourd’hui, elle est désormais contrainte de partager son statut avec Londres, Milan, New-York et même Tokyo. Alors, Paris est-elle toujours la capitale de la mode ?

Evidemment ! Et moi qui suis suédoise je suis bien placée pour l’affirmer. Je suis objective et je peux vous dire que oui, Paris donne les tendances. C’est ici que la plupart des grands de la mode commencent leur carrière. Ma carrière de mannequin a commencé ici. Les mannequins, les stylistes, les modélistes… rêvent d’y travailler. Cette ville fait toujours autant rêver même si avec la mondialisation… les marques n’ont plus vraiment de nationalité.

D’ailleurs vous parlez « tendance », est-ce qu’il y a toujours « une mode à la française » ?

Oui sans hésitation. Les Français sont différents des autres, ils ont un style différent. Il y a une nonchalance, une certaine coolitude dans  la mode parisienne. A Londres, c’est plus Rock&Roll, en Italie, c’est bourgeois et chic, mais les Français, et surtout les Parisiens, arrivent à trouver l’équilibre. Ils sont entre le chic et le décontracté. Par exemple, les filles peuvent porter une robe avec des bottes basses, et c’est ça que j’adore ! C’est pour ça que j’aime vivre à Paris. La mode parisienne c’est tout à fait ZADIG&VOLTAIRE, c’est cool mais chic en même temps.

Bella Hadid pour Zadig & Voltaire

Est-ce qu’il y a toujours autant de moyens dans ce monde ? 

Oui, plus que jamais. D’ailleurs, nous sommes très contents car nous avons fait de très bons chiffres d’affaires en 2016 et surtout la saison dernière.

Les grands de la mode, les gros studios, ont toujours les mêmes moyens. Seulement, aujourd’hui le combat ne se joue plus de la même façon. Aujourd’hui les réseaux sociaux sont très importants et permettent de faire plus de chiffres. Instagram, par exemple, est de plus en plus utilisé par les marques. C’est un outil très important qui permet de faire de la pub pour pas très cher. Les blogs, les sites et autres supports liés à la mode se multiplient de façon hallucinantes.  

Finalement la mode est plus accessible, elle s’est démocratisée ?

La mode a toujours existé. Même les hommes y étaient attentifs. Pour exemple, les perruques qu’ils ont longtemps porté. Mais depuis quelques années, oui, la mode est devenue plus accessible. Aujourd’hui, pour pas très cher, on peut très bien s’habiller. La mode ce n’est plus destinée qu’à l’élite. Elle touche plus de monde. Elle permet d’appartenir à un groupe. C’est un outil de sociabilisation.

Des conseils pour les jeunes qui souhaitent se lancer dans la mode ?

Travailler dans la mode, c’est beaucoup d’investissement. Il faut être passionné. C’est un monde ingrat, c’est un éternel recommencement, les saisons s’enchaînent et ça ne s’arrête jamais. A la fin, on ne sait même plus ce qu’on aime, on peut perdre les pédales mais c’est passionnant. C’est joyeux, plein de rencontres. En définitive je leur conseille de suivre leur rêve mais il faut beaucoup s’investir et être prêt à énormément travailler.

Pour plus d’informations sur la belle suédoise, n’hésitez pas à faire un tour sur un article de Vanity Fair ou sur son Instagram.

Sarah Chappoux

Image à la Une : Affiche du parfum « La Pureté » de Zadig&Voltaire

 

 

 

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