[Reportage] ESMOD, l’école parisienne de la mode

« On ne se fait pas jugé, on s’habille comme on veut, le mauvais goût sert aussi à la mode, plus c’est déjanté mieux c’est ». Ce vendredi matin, 11 heures, Julie 19 ans profite enfin de sa pause matinale. Abritée sous le parvis de l’Ecole Supérieure des Arts et Techniques de la Mode (ESMOD), l’apprentie modéliste se réjouit de sa nouvelle vie.

La célèbre école de mode implantée dans 14 pays à travers le monde
La célèbre école de mode implantée dans 14 pays à travers le monde.

Vêtue d’une veste en fausse fourrure fuchsia et d’un jean cigarette noir, elle se souvient :

« Au lycée tu portes un vêtement ou un accessoire original, on te regarde de la tête aux pieds. Ici nous sommes libres d’être qui on veut. La semaine dernière, un garçon est venu habillé seulement d’une grenouillère et une paire de baskets. Ça fait ressortir son univers, sa personnalité. »

Ici, le style est secondaire, la personnalité est reine.

Roxane, 19 ans, habituée des marques telles que Zara et H&M, trouve parfois son bonheur dans ces enseignes dites bon marché. Même si elle avoue privilégier la matière au modèle. Sa camarade, Julie rappelle d’ailleurs les 3 piliers d’une belle pièce : forme, matière et motifs.

Si les jeunes filles retiennent leurs leçons, c’est aussi dû à leurs prix conséquents. A 11 000 euros l’année, l’établissement réputé dans le monde prône la diversité et le travail. A l’instar, de Xing Qum, dite Estelle depuis son arrivée à Paris. Habillée d’un manteau en laine gris et d’un jean slim de couleur sombre, la jeune fille a adopté l’uniforme classique parisien. A 19 ans, la discrète étudiante a quitté sa Chine natale ainsi que sa famille afin de réaliser son rêve. Travailler dans la capitale de la mode. En première année de stylisme et modélisme, cette dernière apporte plus d’importance à la provenance de ses vêtements que ses camarades parisiens. En effet, elle privilégie le Printemps ou encore les Champs Elysées afin de s’offrir les dernières pièces à la mode. La raison ? « Je pense qu’à Paris, les vêtements sont fait mains et par conséquent, de meilleure qualité ».

Amusée et quelque peu gênée, la jeune fille soulève le manque de style et d’originalité des parisiens monotones. Mais non loin déçue par ce constat, elle confie y trouver l’inspiration car Paris « reste la capitale de la mode ».

Envie d’entreprendre des études de stylisme et de modélisme ? Cette présentation de l’école pourrait vous donner des envies d’inscription !

Propos recueillis par Lola Leger et Sarah Chappoux

Publicités