Attentat déjoué, 3 hommes interpellés

Hier matin, trois hommes soupçonnés de projeter un attentat ont été interpellés par les forces de l’ordre en région parisienne, à Clermont-Ferrand et à Marseille.

La DGSI passe à l'action évitant ainsi un probable attentat / Crédit photo : SEBASTIEN JARRY / MAXPPP.
La DGSI passe à l’action évitant ainsi un probable attentat / Crédit photo : SEBASTIEN JARRY / MAXPPP.

Une menace terroriste toujours très élevée. Hier matin, les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure ont préféré agir afin d’éviter un nouvel attentat. Trois apprentis djihadistes âgés de 19, 27 et 29 ans ont été interpellés tôt dans la journée. Actuellement en garde à vue, « ils étaient tous connus pour des faits de radicalisation dans leur département, étaient suivis de près et placés sur écoute par les policiers spécialisés depuis plusieurs mois » déclare une source proche du dossier. La garde à vue peut s’étendre 96 heures dans le cadre d’une association de malfaiteurs terroristes en bande organisée.

Partir combattre en Syrie ? Ou Frapper une nouvelle fois la France ? C’est ce que les policiers de Levallois-Perret essaient de déterminer en exploitant plusieurs de leurs supports numériques. Une chose est sûre, le projet des trois hommes était suffisamment avancé pour que les policiers de la DGSI décident de les arrêter. 

« En contact permanent sur des réseaux cryptés de type Telegram, ces suspects s’étaient montrés plus méfiants ces derniers jours, échangeant à demi-mots et annonçant leur intention de se «mettre au vert» après les récentes interpellations d’islamistes présumés à Montpellier » 

Même si aucun lien formel n’a été établis, leur profil correspond tout à fait à ceux des jeunes radicalisées entrés en contacts avec Rachid Kassim, le djihadiste français, soupçonné d’avoir téléguidé plusieurs attentats en France.

Après une opération de déminage menée dans le quartier de la Fontaine du Bac, à Clermont-Ferrand, la perquisition du domicile d’un des suspects a permis aux policiers de découvrir deux fusils d’assaut factice de type «air soft», un gilet tactique et une grenade à plâtre.

Une France qui fait face

L’État d’urgence mis en place depuis les attentats de Paris en octobre 2015 a été prolongé. Il devrait être levé un an après celui de Nice, le 14 juillet. Constamment sur ses gardes, la France fait face malgré plusieurs attaques meurtrières. Un climat de peur et d’attente pèse sur le pays. Même surveillance et protection sont renforcés, la population ne se sent pas forcément en sécurité. Compréhensible étant donné que le dernier acte terroriste date du 3 février. Un Égyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, des militaires au carrousel du Louvre à Paris, en criant «Allah Akbar». Et une semaine après, les services antiterroristes avaient interpellé dans le nord du pays quatre personnes dont un adolescent, soupçonnées de vouloir commettre un attentat «imminent» en France. Des actes qui rythment aujourd’hui la vie des Français..

Axelle Garcia-Davenne

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