[Reportage] : Neken, le rap pour faire bouger les lignes

Génération Z, millénials, la génération née à partir du mileu des 90’s vit selon ses propres rites, ses coutumes et ses tabous. Le rappeur Maël Pougatch connu sous le nom de « Neken » exprime leurs malheurs et pose les questions qui intéressent ces jeunes. Immersion au coeur de cette « génération en manque de repères ».

« Le but de la vie de l’homme, c’est de faire des billets tellement qu’il en bouffe du blé » dénonce-t-il dans son dernier son « c’est ça la vie ». Maël est un jeune picard de 19 ans, et comme son homologue Hazerka, (ils étaient dans le même lycée ndlr), il fait du rap. Mais il n’en fait pas seulement pour s’amuser:

« Au début, j’en faisais comme ça avec des amis, et puis maintenant je délivre des messages »

Neken produit quelques sons et les posts sur Youtube. « Il n’y a pas que le succès dans la vie, mais si je peux percer je serai content » réplique-t-il goguenard.

Au travers de ses différents thèmes abordés, le but de la vie, les femmes et tant d’autres, on décèle tous les tabous d’une génération qui a grandi avec tout à portée de main. Internet a changé les rapports humains, mais certains liens restent authentiques.

« J’ai commencé à écrire quand j’avais 8ans. Au début je faisais de la guitare je voulais être rockeur et quelques années plus tard j’ai connu le rap et presque abandonné la guitare  » raconte-t-il. Un désir de succès qui commence à se faire sentir, il discute avec des amis pour s’associer. Mais « Neken », c’est également un amour pour la langue française.

« Notre langue est romantique, elle permet de délivrer des messages sans forcément de haine. Le rap américain, c’est différent « 

Il souhaite délivrer ses messages sans haine, et le rap lui permet d’exprimer ce qu’il ressent « au plus profond ». 

A la fin de l’entretien, Maël lâche en souriant qu’un jour il aura peut-être d’autres articles dans la presse. C’est chose faite !

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