Un sac de billes, objectif : Survivre !

Mercredi 18 janvier sortait le dernier film de Christian Duguay, « Un sac de billes ». Une adaptation réussie et nécessaire du livre autobiographique de Joseph Joffo. 

Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de courage, de malice et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

Ce synopsis a un goût de déjà vu. En effet, d’abord raconté sous forme d’autobiographie, l’histoire avait ensuite été adaptée au cinéma en 1975 par Jacques Doillon. Mais cette dernière version est nécessaire et a le mérite d’exister. Car même si certains faits ont déjà été racontés, le périple de ces enfants est totalement révélateur de faits inconnus par beaucoup. Pour exemple : le sort des juifs qui tentaient de fuir les nazis. En ce sens, ce film tient du devoir de mémoire surtout dans une époque telle que la notre où le racisme resurgit.

Un hymne à l’espoir

Outre le fait d’être émouvant, ce film transpire l’espoir. Car même face à tant d’obstacles, les personnages principaux, les « héros », n’abandonnent jamais ( la photo plus haut l’illustre parfaitement). Bien que très jeunes, Maurice et Joseph ne cessent jamais de se battre et continuent de croire en la vie. Et ce ne sont pas les seuls à garder espoir dans cette France ravagée. Du petit paysan rustre au prêtre de renom, nombreux sont ceux à lutter contre l’injustice et la folie meurtrière des nazis et ce ne sont pas toujours ceux auxquels on pense. C’est un message fort qui est ici véhiculée ici et le fait que l’histoire soit l’adaptation d’une histoire vraie rajoute de la valeur à ce message.

Des têtes d’affiches remarquables

Dorian Le Clech et Batyste Fleurial sont incontestablement très talentueux et transpirent la sincérité. Il est rare de voir de jeunes acteurs jouer si justes. Et à côté, le casting adulte n’est pas en reste. Kev Adams surprend réellement dans ce rôle à contre emploi tout comme Bernard Campan et Patrick Bruel alors qu’Elsa Zylberstein manque cruellement de sensibilité dans son interprétation de la mère contrainte de se séparer de ses enfants.
Mais quels qu’ils soient, les personnages sont attachants.

Petit bémol tout de même : le film manque de précision quant au contexte historique. En voulant se caler sur la perception des deux enfants et leur regard candide, le réalisateur manque l’occasion de dénoncer les horreurs vécues par plusieurs des personnages et laisse planer les doutes.

Sarah C

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