Sea Bubbles, de futures bulles volantes sur la Seine

Sea Bubble est un taxi-bateau volant sur l’eau cofondé par Alain Thébault et Anders Bringdal. Tout droit sorti d’un film de science-fiction cet hybride entre un avion et bateau attire tout un public curieux des nouvelles technologies. Les premiers essais du prototype se dérouleront courant printemps 2017. 

Un prototype du taxi-volant Sea Bubble au-dessus de la Seine Crédit: Sea Bubble
Un prototype du taxi-volant Sea Bubble au-dessus de la Seine Crédit: Sea Bubble

Traversant les océans, le pacifique récemment pour Alain Thébault. L’idée de la SeaBubble lui vient lors d’une conversation avec ses filles qui demandent à leur père une solution plus pratique que le trimaran qui soit adaptée à la ville pour se déplacer. La bulle est une connexion entre préservation des océans et écologie en milieu urbain. Se penchant de plus en plus sur le projet il prend vie. La première démonstration d’une SeaBubble aura lieu au Printemps 2017 près de l’Assemblé Nationale avec à son bord le pilote et quatre passagers. La capacité d’accueil des bulles est fixée à 5 places et un modèle supérieur de 20 personnes est actuellement en projet. Construit en matériaux rigides légers et biodégradables à partir de fibre de lin. Il se définit comme un moyen de transport novateur, propulsé par un moteur électrique. Alain Thébault a voulu exiger une certaine stabilité de l’embarcation afin que ce soit comme « lorsqu’on monte dans le métro et non pas lorsque l’on embarque sur un Zodiac ». Le véhicule se veut discret, et ne génère presque pas de vague (40% de moins que les navires classiques selon les estimations). Ainsi elle ne creuse pas les berges, n’impactant pas sur l’érosion des sols. Se déplaçant sur l’eau, la mer, d’une rivière ou d’un fleuve elle atténuerait le trafic et donc la pollution. La vitesse d’un hybride pour 5 personnes est de dix nœuds (18klm/h) et autonome sur une distance de 100klm.

Alain Thébault pose devant son projet de l’Hydroptère. Crédit: Gilles Martin-Raget

Les Investissements fleurissent

 Tout d’abord le projet a été choyé par Anne hidalgo, elle a souhaité que la capitale parisienne sois la première a tester le prototype écologique qui intéresse le monde entier face à la pollution de l’air  des grandes agglomérations urbaines (Londres, San Francisco, Monaco, Moscou etc…). La maire de Paris a précisé que le projet s’inscrit bien dans le processus de désenclavement et réaménagement des quais de Paris. Emmanuel Macron lui aussi emballé par l’idée, découverte lors du salon VivaTech porte de Versailles en juillet dernier, en a commandé pour équiper les Douanes sur les quais Bercy.

Les sociétés comme Google, Parrot, Uber et J-C Decaux séduites ont déjà rencontré les navigateurs inventeurs. Concernant les batteries nécessaires au rechargement électrique de ces hybrides, entre un bateau et l’avion, le groupe Renault-Nissan est un des principaux concurrents pour ce marché. L’autonomie des batteries à pour but de tenir plusieurs heures. Ces batteries elles-mêmes pourraient se recharger grâce à des panneaux solaires placés sur l’hybride ou à quai depuis une borne de recharge. Les collaborations entre les groupes Dassault et Renault travaillant conjointement sur des modèles de voitures électriques favorisent le groupe qui veut se positionner en favori pour acquérir le marché.

De plus, la stratégie de Dassault Systems a décidé de renforcer le secteur. Olivier Ribet, vice-président chargé de l’industrie, annonce que le « high-tech représente désormais 9% à 10% du chiffre d’affaires global de Dassault Systèmes, dont 36% viennent des nouveaux clients ». Un projet futuriste qui attise l’intérêt du monde entier qui se rue vers l’or de l’eau.

Salomé Canuel

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