Policiers agressées à Vitry-Châtillon : les interpellés déjà connus des services de police

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Nouvelle vague d’interpellations ce mardi matin dans le quartier de la Grande Borne (Grigny), à Etampes (Essone) et dans une commune de Seine-et-Marne. Trois mois après l’attaque aux cocktails Molotov contre quatre agents à Viry-Châtillon, à l’origine d’une vague de manifestation historique des forces de sécurité, onze suspects ont été interpellées. Et malgré le jeune âge des suspects, ces derniers étaient bien connus des services de police.

Le véhicule incendié de la police à Viry-Châtillon, le 8 octobre 2016.(Thomas SAMSON / AFP)

Ce mardi 17 janvier, le quartier de la Grande Borne était très calme après l’opération qui a mobilisé une quarantaine d’enquêteurs de la Sûreté départementale, appuyés par des CRS.                   Trois mois après l’agression, le 8 octobre 2016, de quatre policiers au cocktail Molotov, à Viry-Châtillon, commune limitrophe de Grigny, l’enquête franchit un nouveau seuil.

 

« C’est bien que justice soit faite, pour tourner la page » (Sébastien, l’un des deux agents plus légèrement brûlés)

Les suspects déjà connus des services de police

Agés de 17 à 19 ans, les onze interpellés sont tous déjà connus des services de police et quatre d’entre eux étaient encore mineurs au moment des faits.

L’un d’entre eux avait notamment déjà été arrêté de nombreuses fois et condamné par le tribunal pour enfants pour des violences volontaires. Deux autres suspects sont actuellement mis en examen par le tribunal de Créteil et placées sous contrôle judiciaire dans une autre affaire, a indiqué Eric Lallement, sans en préciser la nature. Les autres ont tous déjà été arrêtés par la police, mais pour des affaires de moindre gravité. La durée des gardes à vue peut être portée à 96 heures.

 

« C’est une étape importante, stratégique, mais ce n’est qu’une étape » (Eric Lallement, procureur de la République d’Evry) »

D’autres mineurs mis en cause

Outre ces onze personnes placées en garde à vue, deux mineurs ont été mis en cause. Le premier âgé de 17 ans est soupçonné d’avoir participé à la confection des cocktails Molotov utilisés pour l’attaque. Mis en examen et écroué début décembre, il avait été remis en liberté.                                                                                                                                                                                                                 Le second n’a quant à lui que 15 ans et a été placé sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre la mise en examen et l’état de simple témoin, car soupçonné d’avoir participé à la fabrication des engins incendiaires.

Une enquête de longue haleine

L’enquête dure depuis trois mois et a nécessité « une opération importante de porte-à-porte ». Le « numéro vert a aussi permis de fournir des éléments importants », a précisé Eric Lallement.

Le procureur de la République d’Evry a également souligné « les difficultés auxquelles les enquêteurs se sont trouvés confrontés, face au silence d’un certain nombre de personnes sollicitées ». D’autres éléments de l’enquête, présentée comme « minutieuse et précise », ont été obtenus grâce à des écoutes téléphoniques. « C’est une étape importante, stratégique, mais ce n’est qu’une étape », a commenté, prudent, Eric Lallement.

Sarah C

 

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