Gabon : les législatives prévues pour décembre auront finalement lieu en 2017

Les élections législatives gabonaises devaient avoir lieu le 27 décembre 2016. Une date qui vient d’être repoussée au 29 juillet 2017 (au plus tard) par la Cour constitutionnelle, à la demande du nouveau Premier Ministre Emmanuel Issoze-Ngondet.

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©RFI-Richard Riffonneau

La Cour constitutionnelle gabonaise, qui a été saisie par le Premier ministre Emmanuel Issoze-Ngondet, a annoncé ce matin que les législatives ne se tiendront plus en décembre mais au plus tard le 29 juillet 2017. Le Parti démocratique gabonais (PDG), qui jouit de 114 sièges sur les 120 à l’Assemblée, restera donc en place jusqu’au résultat des prochaines élections. Le motif de ce report ? Selon la Commission électorale, les fonds destinés à la mise en place de ces élections seraient insuffisants.

Des « dépenses imprévues »

Dans une déclaration écrite transmise à l’AFP, le ministre de l’Intérieur Lambert Matha fait état des violences post-électorales qui ont secoué le Gabon en septembre dernier. Pour rappel, après l’annonce des résultats controversés qui ont donné Ali Bongo vainqueur de l’élection présidentielle le 31 août 2016, un déferlement de violence inédit s’est abattu sur le pays.

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©AFP-Marco Longari

La vindicte populaire a aussitôt été réprimée d’une main de fer, dans le sang et la mort. Une gestion des évènements loin d’être magnanime qui a, semble-t-il, coûté cher à l’État gabonais.

 « Les difficultés financières ainsi que la prise en charge dans l’urgence, des dépenses imprévues consécutives aux violences enregistrées à l’issue de l’élection du président de la République du 27 août 2016 constituent un cas de force majeure autorisant l’organisation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale au plus tard le 29 juillet 2017. »

-Marie Madeleine Mborantsuo

Un appel au dialogue politique

Mardi dernier, le gouvernement gabonais a lancé un nouvel appel au dialogue, afin que les élections législatives se déroulent dans un climat de paix. Un dialogue refusé par le camp de Jean Ping, principal adversaire d’Ali Bongo, qui conteste toujours les résultats de l’élection présidentielle. 

« Il nous est apparu de bon sens de commencer d’abord par réunir les conditions du dialogue pour une élection législative apaisée ».

-Alain-Claude Bilie-By-Nze

Les législatives auraient dû se tenir au plus tard en janvier 2017, avant la fin du mandat de l’actuelle législature (27 février 2017) et le début de la Coupe d’Afrique des nations, prévue du 14 janvier au 5 février 2017. Puisque le renouvellement de l’Assemblée a été repoussé au 29 juillet 2017 (date limite), le mandat actuel est prorogé jusqu’à nouvel ordre pendant que « le gouvernement s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour respecter ce nouveau délai. »

*Image à la Une : DR

Alyo

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