Élections présidentielles: la classe politique se donne en spectacle

Alors que demain aura lieu le premier tour de la primaire de la droite et du centre, c’est l’occasion de faire un point sur les potentiels candidats à la présidentielle qui aura lieu en mai 2017. 

Les trois principaux candidats à la primaire, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon. Image, DR : rtl.fr
Les trois principaux candidats à la primaire, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon. Image, DR : rtl.fr

J-1 avant le premier tour des primaires de la droite et du centre, et bien que le dernier débat télévisé de jeudi ait placé François Fillon grand vainqueur du débat, Alain Juppé conserve son avance auprès des sympathisants de la droite et du centre qui voient toujours en lui (avec 40% d’avis favorables pour les sondés) le prochain président de la république. Mais ce que nous a bien appris l’élection de Donald Trump, c’est que les sondages n’ont pas toujours raison. Les instituts de sondages et journalistes s’accordent à dire que les trois grands favoris sont bien Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon mais comment savoir quand le nombre d’électeurs n’est pas connu.

Car le scrutin de cette première primaire de droite et du centre permet à tous les Français d’y participer, qu’ils soient de gauche ou de droite. D’ailleurs, nombre d’électeurs de gauche ont fait savoir qu’ils voteront demain dans les 10 228 bureaux de vote établis sur tout le territoire français y compris ceux d’outre-mer. Qui plus est, ce ne sont pas les 2 euros de participation ou encore la signature d’une charte établissant votre adhésion aux valeurs de la droite et du centre qui les stoppera dans leur marche pour « contrer le FN ».

L’issue du scrutin de demain soir est donc plus que jamais inconnue. Si les trois grands favoris ont bénéficié d’un traitement médiatique plus favorable cette semaine, Le Figaro accordait sa Une du jeudi 17 novembre aux ténors du parti, dont un article sur Nicolas Sarkozy toujours empêtré dans l’affaire Bygmalion mais aussi et surtout celui des financements libyens. Hasard ou pas, Ziad Takieddine était entendu par les enquêteurs le même jour et son témoignage incriminait l’ancien président. Ce qui laisse une chance aux candidats moins connus, comme Bruno le Maire ou encore Jean Frédéric Poisson qui crient à une classe politique corrompue depuis le début de la campagne.

« Je suis candidat à la présidence de la république »

Emmanuel Macron le 25 juin 2015 à New York
Emmanuel Macron le 25 juin 2015 à New York

Sur le même ton, Emmanuel Macron a annoncé mercredi sa candidature, son mantra : « ni de droite, ni de gauche ». Il peut déjà récupérer des soutiens centristes qui n’ont pas de représentant à la primaire de la droite et du centre mais aussi les nombreux déçus du gouvernement Hollande/Valls. L’actuel président François Hollande a fait savoir qu’il se prononcerait sur son éventuelle candidature après le 3 décembre, dans la foulée le premier ministre Manuel Valls devrait faire une annonce. Mais l’ambiance au PS ne laisse présager rien de bon, Razzy Hammadi, député PS de la Seine St Denis confiait hier au micro de FranceInfo « l’état nauséabond du parti aujourd’hui » précisant : « chacun prépare son plan de carrière de l’après 2017 en sachant très bien que le parti n’aura pas l’Elysée ».

Jean Luc Mélechon et Pierre Laurent le 19 avril 2012
Jean Luc Mélechon et Pierre Laurent le 19 avril 2012

Plus à gauche, ce sont les mêmes maux, Jean Luc Mélenchon, président de La France Insoumise et candidat déclaré à la présidentielle est aussi en mauvaise posture, alors que Pierre Laurent, président du Parti Communiste Français, était prêt à accorder son soutien au candidat. Le PCF a voté contre tout ralliement à Mélenchon. Bref, de la droite à l’extrême gauche, le mot d’ordre est la division.

Oubliés, les membres du Front National ont quant à eux réussi à échapper à ce spectacle lamentable. Dupliquant la stratégie du président élu Donald Trump – le parti se fait discret et discrédite les journalistes. Cette semaine, Marine Le Pen, présidente du parti et candidate à la présidentielle révélait son QG après l’annonce d’Emmanuel Macron et est restée éloigné de tout ce tumulte désolant.

Alors que l’élection américaine à créé une réelle division au sein du peuple américain, à tel point qu’on la compare aux temps de la guerre de Sécession, le nombre rocambolesque et encore indéfini de candidats à la présidentielle laissera, il n’en fait aucun doute, une France fragmentée le 8 mai 2017.

Jamila Chafii

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