Un Mohamed Merah est né !

Quelques mois après les attentats du 14 juillet, Nice tente tant bien que mal de se relever. La ville se voit aujourd’hui contrainte à saisir la justice afin de demander le changement de nom d’un bébé né début novembre. Les parents l’ont nommé Mohamed Merah et cela pose (évidemment) problème. 

"Aujourd'hui tous les prénoms sont possibles, sauf quand c'est de nature à porter préjudice à l'enfant", a expliqué le procureur de Nice, à qui il reviendra de trancher (photo d'illustration).
La ville de Nice a saisie la justice pour le bien de l’enfant, nommé Mohamed Merah à sa naissance.  © WALTRAUD GRUBITZSCH/Dpa/AFP

Mohamed Merah. Ce nom écorche la bouche de bon nombre de Français. Ce dernier résonne en effet avec le nom de l’auteur des attentats de Toulouse et de Montauban survenus en 2012 et causant la mort de 7 personnes. Et pourtant..

Ce matin, la ville de Nice, meurtrie par les attentats du 14 juillet dernier, s’est vue dans l’obligation de saisir la justice afin de changer le nom d’un nouveau né. Ses parents ont décidé de le prénommer Mohamed. Problème ? Son nom de famille n’est autre que Merah… Les deux combinés donnent donc un nom qui peut s’avérer préjudiciable pour l’enfant : Mohamed Merah.

Un choix perçu d’un mauvais oeil

Si les parents assument pleinement le souhait d’appeler leur enfant Mohamed Merah, ils l’expliquent par leur décision de  séparer le prénom et le nom par Nizar (deuxième prénom du bébé). Mais nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre cette volonté. La mairie de Nice, la première. Elle ne semble guère prête à accepter qu’un enfant porte le même nom qu’un terroriste. C’est pourquoi, elle a décidé, aujourd’hui, de saisir la justice afin de modifier l’acte de naissance du nouveau-né.

Avant, l’officier d’État Civil avait la possibilité de gérer ce genre de problème, évitant ainsi de recourir à la justice. Mais, aujourd’hui, c’est au Procureur de la République que revient la décision. Il peut donc demander de changer complètement le nom de l’enfant ou simplement d’inverser ses deux prénoms.

«Il n’y a plus, comme cela pouvait exister autrefois, il y a encore quinze ans, des prénoms qui seraient interdits car ce ne serait pas de vrais prénoms. Aujourd’hui tous les prénoms sont possibles, sauf quand c’est de nature à porter préjudice à l’enfant» a déclaré Jean Michel Prêtre, le procureur chargé du dossier.

Cependant, la famille dispose toujours d’un droit de recours devant le Tribunal de Grande Instance. Une affaire qui fait polémique au vu de la situation actuelle. Il convient de rappeler que la France est toujours en état d’urgence et que la population française vit dans la peur constante d’une nouvelle attaque terroriste.

Axelle Garcia-Davenne

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. ColombesMum dit :

    Ouch! Hâte de voir le verdict. Dur pour Nice en effet…

    J'aime

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