Le coût des impacts liés à l’eau s’élève, cette année, à 14 milliards de dollars !

Entre sécheresse, inondations, traitement des pollutions et amendes, le coût des impacts lié à l’eau n’est pas moindre.. En effet, cette année, il s’élève à 14 milliards de dollars !

Un employé du groupe Tepco, gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima, le 12 novembre 2014 afp.com/SHIZUO KAMBAYASHI
Un employé du groupe Tepco, gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima, le 12 novembre 2014 afp.com/SHIZUO KAMBAYASHI

14 milliards de dollars, ce n’est pas rien ! L’essentiel de ce montant concerne le géant japonais de l’électricité Tepco. Il a provisionné près de 10 milliards de dollars à lui seul pour lutter contre la pollution des eaux souterraines par la centrale nucléaire de Daiichi (Fukushima) après le tsunami de 2011.

Ce montant résulte des déclarations de plus de 600 grandes entreprises mondiales cotées en Bourse et ayant répondu aux questions du CDP, une organisation internationale indépendante spécialisée dans le suivi des performances environnementales des entreprises.

L’an dernier, le coût lié aux impacts de l’eau avait été évalué par les entreprises à 2,6 milliards de dollars, soit cinq fois moins que ce qu’elles déclarent cette année.

« Pratiquement tous les secteurs d’activité analysés dans le rapport ont constaté une augmentation des impacts financiers liés à l’eau cette année », indique le CDP dans un communiqué.

De lourdes conséquences

 

Ce sont les entreprises de matériaux, de l’énergie et des services publics qui ont subi les conséquences les plus importantes.

« Plus d’un quart (27%) des entreprises ont subi des effets préjudiciables liés à l’eau » l’an dernier, indique le CDP.

Par exemple, Danone a évalué à 2 millions d’euros l’impact d’une rupture d’approvisionnement en eau d’un puits en Indonésie, tandis qu’Engie prévoit une moindre production hydroélectrique au Brésil en raison de la pénurie d’eau.

« Les risques hydriques peuvent couper l’herbe sous le pied des entreprises, ce qui constitue une grave menace pour leur rentabilité », affirme Paul Simpson, directeur général du CDP, cité dans le communiqué.

Pourtant, les progrès des entreprises dans la gestion de l’eau « sont quasiment stagnants », pointe le CDP. 61% des entreprises déclarent suivre leur consommation d’eau, soit seulement 3% de plus que l’an dernier.

A l’inverse, le CDP a dénombré cette année 24 entreprises qui ont mis en place les meilleures pratiques en termes de gestion durable de l’eau, contre 8 l’an dernier.

Parmi ces bons élèves, les chimistes Bayer, BASF, GlaxoSmithKline, les constructeurs automobiles Ford et FCA (Fiat Chrysler Automobile), ou encore L’Oréal, LG, Sony ou Anglo American Platinum.

En revanche, le secteur de l’énergie fait figure de mauvais élève, « à la traine en matière de transparence sur l’eau », regrette le CDP. Les majors ExxonMobil, Chevron, Shell et Total n’ont toujours pas répondu aux demandes d’information du CDP.

Axelle Garcia-Davenne avec AFP.

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