L’Europe de l’Est vote Poutine

En Bulgarie et en Moldavie les candidats prorusses ont remporté les élections présidentielles. Les vainqueurs Roumen Radev et Igor Dodon sont favorables à un rapprochement avec Moscou.

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Les Moldaves élisent leur président © REUTERS/Sergei Karpukhin

Les résultats de ces deux élections ont créé la surprise. Dimanche 13 novembre, la Bulgarie et la Moldavie ont voté pour les candidats qui soutiennent Vladimir Poutine. En Bulgarie, le socialiste Roumen Radev, favorable à Moscou, a remporté le scrutin avec 59, 35% des voix. L’ancien commandant des forces aériennes, élu président, a promis de maintenir son pays dans l’UE et dans l’OTAN, en se prononçant contre l’immigration et les sanctions anti-russes.

Apres l’annonce des résultats de l’élection le premier ministre de centre droit Boiko Borissov a confirmé son intention de démissionner. Mandaté jusqu’à 2018, le chef du gouvernement trouve que la coalition au pouvoir est impossible.

Chasser le gouvernement pro-européen

En Moldavie, le président a été élu au suffrage universel pour la première fois depuis 1996. Le candidat prorusse Igor Dodon a obtenu 52,29% des voix, ayant battu la pro-européenne Maia Sandu. Après sa victoire le futur président a promis de tenir compte de la position des électeurs de sa rivale.

Dans son programme Igor Dodon proposait de «faire du commerce avec la Russie comme avec l’UE». Il espère modifier l’accord d’association avec l’Union, signé entre Bruxelles et Chisinau en 2013. Pour atteindre cet objectif Igor Dodon, ancien ministre de l’économie et du commerce, entend convoquer «rapidement» un référendum consultatif sur «l’orientation géopolitique» de la Moldavie.

Lundi 14 novembre dans un entretien donné à la chaine Rossiya 24, Dodon a annoncé qu’il proposera des élections législatives anticipées l’an prochain. Cette initiative vise à se débarrasser de l’actuel gouvernement pro-européen, un frein possible pour les projets de Dodon et ses alliés.

La victoire des deux candidats prorusses en Moldavie et en Bulgarie constitue un nouvel avertissement pour Bruxelles. La faillite des politiques pro-européens au pouvoir explique la victoire facile des candidats d’opposition. Le Brexit et la montée des parties nationalistes en Europe ont également contribué aux résultats inattendus des élections présidentielles.

Anahit Miridjanian

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